8 octobre 2007

• Qu'est-ce qui rend un dessineux heureux ?

... comme tout le monde, des tas de choses, mais peut-être deux de plus : le plaisir d'exercer son métier, en ne sachant pas quelle nouvelle création graphique va succéder à la précédente (même si les poubelles des graphistes sont pleines à craquer d'essais divers, de crobards inutiles, de gribouillis sur des coins de pages imaginés lorsque l'on est pendu au téléphone, etc etc) d'une part, et d'autre part la livraison semestrielle des fournitures beaux-arts. Ça, c'est un plaisir étonnant. Un peu comme un gamin dans un magasin de jouets, on déballe les cartons, on sent les nouveaux pastels, crayons, et autres aquarelles, on feuillette les blocs de papier texturés, colorés, kraft en humant l'odeur de la colle, on caresse le bout des pinceaux vierges de toute trace de peinture. Il y a un côté très sensuel. C'est un renouveau, une mise à zéro des compteurs et ces derniers outils vont se mélanger aux anciens, patinés, usés, car utilisés sans vergogne, sur des supports improbables, à la recherche de l'instant, de l'équilibre fragile entre la pensée et sa tentive de transcription, une brève apparition du bonheur...

5 commentaires:

lalele a dit…

tout à fait ce que je ressens quand je crée aussi, peu importe la matière!

Dom a dit…

A croire que ce n'est pas le résultat qui est important, mais plutôt la manière. Pour ma part, je préfère cent fois visiter l'atelier d'un artiste que la galerie ou il expose....

lafailli a dit…

ah le deballage de cartons, des nouveaux jouets ... euh sinon tu m'a piqué mon slogan ... à la recherche de l'instant ...
;-) bon je te le prête !

Anonyme a dit…

désolé, mais ça sonne bien la recherche de l'instant. Ça sonne avec tout ce qui est création d'ailleurs... ;-)

Lunaba a dit…

*envol*