14 mars 2009

• 15 août 1996 - 15 heures 15

Il y a des dates qui marquent. Certaines à jamais. Avant hier, j'écrivais ici que je raconterai un jour cette histoire. J'en livre quelques lignes maintenant.

• 15 août 96, je rentre de trois semaines de vacances à l'ile d'Yeu. Vélo pendant 3 semaines. On vient de rentrer de vacances et on décide d'aller rendre visite à un couple d'amis situés à 10km de la maison. Ma fille et ma compagne partent en voiture, je décide pour ma part de m'y rendre à vélo. Je détache le siège enfant derrière le vélo juste avant de partir, estimant que ma fille est maintenant assez grande.
15 août 96, 15h03, je pars donc à vélo, il fait bon, j'ai juste un tee-shirt sur le dos, un short et une casquette pour toute protection. Il n'y a pas un chat, nous sommes le 15 août donc, il fait chaud, un ciel bleu sans nuage, et la ville désertée. Belle journée pour rejoindre mes amis à la campagne. A peine 10 minutes plus tard, et bien, "je meurs".
Fauché par une voiture qui me percute à 110 km/h en ville, moi quasiment à l'arrêt à un carrefour.

• C'était il y a presque 13 ans, et ma vie a changé. Pour toujours.
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• L'accident s'est produit en une fraction de seconde.
Je circulais à vélo voie de gauche sur une deux fois deux voies où la vitesse est limitée à 50km. J'ai averti avec mon bras que je tournais à gauche et j'allais emprunter la troisième voie prévue à cet effet, 40 mètres avant le carrefour. Un premier véhicule roulait à 50km/h aussi, juste derrière moi, et m'a doublé par la gauche dès qu'il a pu, alors qu'il me protégeait jusqu'alors. le deuxième véhicule (celui qui m'a percuté) avait pris son élan en accélérant, sur la voie de gauche aussi, depuis 600 mètres, à la vitesse de 110 km/h. Lorsque la première voiture a déboité à gauche, la seconde n'a pas eu le temps de m'éviter, me voyant à la dernière seconde. Il était sur moi. écrasant son frein, seulement 10 mètres avant moi. Il mettra encore plus de 30 mètres à s'arrêter. Le vélo est passé sous la volvo, et moi, j'ai été projeté à 50 mètres, en pulvérisant avec mon bassin la calandre et le capot. La tête quant à elle a cassé le pare-brise.
(La suite au prochain article)
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3 commentaires:

papiluc a dit…

septembre 1976
j'ai vécu quasiment a même histoire
(salut à toi maître dominique)

nana de noailles a dit…

Dès qu'il fait beau, je travaille en vélo (infirmière libérale, 60 km/jour en banlieue...).
Souvent, les voitures me frôlent. Je peste, je râle. Je pense à l'accident, à ma fille etc...

J'attends le printemps pour m'y remettre. Et ton témoignage, là. Il me glace...
Amitié.

Lénia a dit…

à vélo j ai peur des voitures, et en voiture j ai peur des vélos ...

j ai eus un jour il parait un accident, mais moi je n en ai aucun souvenir ... vraiment le néant, ni comment, pourquoi... j ai tout zappé, mais tout !

Es tu mort ? car moi je suis morte une fois un 12 avril 1993 ... c est la seule chose dont je me souvienne, enfin après oui (les tuyaux, les fils, les glou glou des tuyaux, des bips bips... et l adorable truc raide dans la gorge ... qu en j ai ouvert les yeux .. que j ai tellement paniqué que les machines se sont mises à hurler, alors moi j ai cru, que j allais encore retourner dans la bulle de cristal pleine de lunière ... puis non, ça voulait juste dire que j étais bien de retour sur terre