2 février 2008

• Dans Psycho ce mois-ci

Dans Psycho ce mois-ci (le thème, la bétise, numéro qui aurait du faire 900 pages initialement), un petit sujet sur les valeurs au travail, avez-vous quitté un job où les valeurs de la boîte ne correspondaient pas aux vôtres (en extrapolant, pas envie non plus...)...
Hormis le fait que j'ai toujours eu du mal avec la hiérachie, parmi les innombrables petits boulots qui m'ont servi dans ma période 20/30 ans, à me payer des brosses, des toiles et de la peinture pour aller exposer, certains jobs sont assez cocasses (mes raisons de fuir aussi)...
Nettoyeur à l'acide en usine automobile (aucune sécurité à l'époque, les bains d'acide dégraissaient des pièces mécaniques). Je suis parti au bout de quinze jours, quand j'ai pris conscience que les gens qui travaillaient autour de moi étaient rongés à l'extérieur, et les neurones furieusement esquintés à l'intérieur...
Job dans une agence matrimoniale. je suis parti après avoir vu le cynisme des dirigeants, s'occupant soi-disant du bien-être affectif de leurs clients...Les plus riches avaient peu de chance de trouver l'âme soeur, curieusement...Les bons clients, on les garde...
Magasinier en grande surface, où l'on remplit des rayons de victuailles - les produits presque périmés bien devant, à porter de main, les produits frais tout au fond, derrière. Des tonnes de bouffe qui partent au broyeur chaque jour (pas seulement ça, des jouets neufs invendus au broyeur, des objets de toute sorte, des choses cassées, mais vraiment "à peine", bref, tout au broyeur). je suis parti le sentiment du travail mal fait, grande injustice, avec des tas de malheureux dehors qui de temps en temps, essayaient de récupérer à manger, et ce broyeur qui faisait une concurrence déloyale...
Relieur industriel, là, c'est l'odeur de la colle qui rend tout le monde stoned. Dans cette boite qui reliaient des catalogues genre la redoute, une ambiance de réglement de compte à OK Coral, une vulgarité à toute épreuve, des femmes qui sifflaient les mecs, les vestiaires dévastés, et moi, le ptit jeune tout frèle qui débarque, un bouquin de poésie ou de vulgarisation de la mécanique quantique dans la poche révolver pour la pause, et qui assiste à une sorte de désastre humain, en direct, dans un lieu où la survit est de mise. Je suis parti au bout d'une demi-journée, complétement stoned, évidemment.
Banquier. Où, avec mon [little] diplome en poche, je pouvais m'amuser à faire jongler mes neurones sur les tests d'embauche d'une grande banque, à Paris, mais où j'étais venu sans cravate (cf Higelin, deux trois attablés et des pendus sans cravate). Evidemment, quand on m'a dit que, selon mes résultats, j'arrivais tout en haut du classement - en clair, qu'ils me prenaient - , ils m'ont précisé que le "banquier travaillait en cravate, donc M. Hermier, vous porterez une cravate", j'ai préféré décliner l'invitation de travailler dans ce monde noué, où quand même, il faut le savoir, les traders, eux, peuvent "trader" en tongs et chemises à fleur. Quelle hypocrisie.
Moniteur auto-école. Mes vraies motivations n'étant pas d'apprendre à conduire aux piétons, mais plutôt de draguer des jeunettes de 20 ans, j'ai déchiré ma feuille d'inscription. C'était plus prudent. Si je donne le permis qu'à celles qui ont été sages, la courbe d'accidents aurait pu monter en flêche dans mon département, et ça, ça, je ne veux pas.
Magasinier chez un marchand de meubles. Si vous connaissez Gaston Lagaffe, le Directeur des ressources humaines a mis la main dessus en m'embauchant. J'ai dû démolir en moins d'une heure 3 armoires à glace, en déplaçant les cartons (super lourds) et bien sûr, en faisant tout tomber dans la réserve. Sous la poussière, des miroirs brisés et une carrière tout autant.
Buriste. Bon, travailler dans un buro, mériterait plusieurs posts tellement l'univers bur'lesque est indescriptible. C'était à l'époque où j'ai essayé le fonctionnariat. Coluche était en dessous de la vérité, car la vérité dépasse toujours la fiction. Je vous en parlerai plus tard. En tout cas, je suis parti pour exercer mon activité de faiseur d'images.... :-).
Epilogue - Faiseur d'images. C'est le métier que j'exerce aujourd'hui, à mon compte, depuis plus de 17 ans. C'est celui qui me convient le mieux, celui pour lequel j'ai été formé, celui dans lequel je me sens bien, où je suis à ma place, sans regretter d'avoir passé du temps ailleurs car cet ailleurs permet au caractère de se forger, l'humour s'affiner, et les expériences s'enrichir...
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2 commentaires:

Lunaba a dit…

les mille et un petits métiers qui nous apprendre ce qu'on est et ce que l'on ne veut surtout pas devenir ;)

*bonne continuation*

ludine a dit…

ouais les gens sont méchants.